Roule ma plume
Roule parce que je suis en vélo, plume parce que je vais écrire (pas sur le vélo), la poule est partie pondre un oeufArchive pourMinervois
Le fromage du Maquis
J’étais du 10 au 19 décembre à la ferme du Maquis dans le Minervois.

Si vous allez sur leur site, et je vous invite à le faire (il est bien fait et décrit précisément le fonctionnement de la ferme), vous comprendrez qu’il ya a trois sortes de participants au projet : les permanents : ils sont dix, le dixième est le fils des initiateurs du projet, Paco est parti en Afrique avec un camion et une bande de copain. Il y a aussi des compagnons, c’est à dire des personnes qui restent là au minimum trois mois, il y en avait 2 quand j’y étais. Le troisième type, ce sont les participants aux chantiers, moi et cinq autres femmes, (c’est pas fait exprès, c’est par hasard), nous participions à un chantier prévu du 10 au 20 décembre mais certaines sont parties avant la fin, que ce soit prévu (pour moi) ou pas (pour une autre, la vie en collectif , c’est pas toujours facile). Précision : l’écrasante majorité des habitants fume et ils ont donc décidé que le lieu serait fumeur, j’ai donc beaucoup toussé, et je conseille aux non-fumeurs qui veulent passer au Maquis de venir en été. Ca fait déjà un certain temps qu’ils organisent des chantiers à des dates précises tous les mois plutôt que de recevoir des visites à n’importe quelle date. Un chantier, ça prend du temps, ils font une petite réunion de présentation à l’arrivée et une autre plus complète au milieu du chantier, une fois qu’on connait mieux le lieu et les gens. Les deux “compagnons” qui sont là, avaient fait le chantier de novembre et sont restés.

Le maquis, comme son nom l’indique, c’est beaucoup de bois : 250 hectares sur un total de 270. C’est une ferme d’élevage avec des bêtes qui paissent dans cette fôret, un fôret qui n’étais plus entretenue depuis longtemps, ils ont donc entrepris d’élaguer, ça leur donne du bois de chauffage , qu’ils consomment mais surtout qu’ils vendent. Ca donne à brouter aux bêtes, et la fôret est mieux entretenue. On a donc passé du temps à charger le bois coupé, du chêne vert, des érables, des chataigniers sur le tracteur, à “ranger” le bois coupé, déposer les branchages au pied des arbres pour les bêtes.
Les bêtes, justement, sont en hiver à la bergerie, et il faut les nourrir. Un autre chantier, tôt le matin. On enlève le fourrage de la veille que les chèvres n’ont pas mangé et on en mets du nouveau.Il y a 140 chèvres et 40 brebis, plus quelques vaches.

Marie, les vaches, les chèvres et le chat qui apprécie la chaleur de la bergerie. 
Le repos devant le feu, avant le repas, après une journée toujours bien remplie.

Ce n’est quà la fin de mon séjour que j’ai pu enfin en faire un fromage, enfin quelques étapes de la fabrication du fromage, le début : on verse avec un louche le lait caillé dans les moules.

Le petit lait s’écoule des moules et remplit un seau, il sera donné aux cochons (deux petits cochons noirs qui feront de très bons jambons)
19 décembre, je suis prête à redescendre dans la plaine.
Beaucoup de vent en rafale, ça sera dur, mais j’y suis arrivée.