Roule ma plume
Roule parce que je suis en vélo, plume parce que je vais écrire (pas sur le vélo), la poule est partie pondre un oeufArchive pourBretagne
En route vers Andros
Les derniers jours à Botcol ont été un peu pluvieux, grêleux même. J’ai participé au déménagement de deux anes depuis Botcol à leur nouvelle demeure à 45 kilomètres. Je n’ai fait que la première journée mais elle était assez longue.
dans les hameaux en chemin, de très beaux fours à pains.
De retour à Paris, les enseignant, chercheurs et étudiants manifestent.
Je quitte Paris ce soir pour Venise, puis la Grèce par le bateau,puis un car, puis un bus, un autre bateau et enfin un car et je serai arrivée vendredi. Prochain article depuis Andros donc.
Retour à Botcol
Depuis le 10 février, je suis de retour à Botcol la ferme en Bretagne où je suis passée en août dernier. j’avais dit que, vu le temps qu’il faisait en août, je pouvais revenir en hiver. J’avais raison : c’est seulement aujourd’hui 20 février qu’il pleut pour la première fois.Ce qu’il y a de nouveau à Botcol, c’est cette maison en bois construite en 3 semaines par Karin et son père . J’y habite (elle est en vacances) et j’aime bien cette petite maison dans la prairie. 
Comme je ne chauffe que le soir (tard), il n’y fait pas très chaud. Visez le thermomètre. Heureusement, j’ai deux bouillottes.
Sophie, nouvelle habitante de Botcol est en train de le rendre plus “écologique” : elle a construit ce que j’ai appelé un four à bain : il s’agit d’une baignoire en fonte posée sur un foyer dans lequel on fait du feu, la baignoire chauffe comme une casserole sur un feu. Bien sûr, avec une baignoire en plastique, ce n’est pas possible..le foyer et le conduit de cheminée sont en pierres, ça ne manque pas ici, c’est maçonné avec un mélange terre/chaux et ensuite isolé avec un mélange terre/paille. A l’arrière, la fumée s’échappe par un conduit assez haut pour ne pas prendre un bain de fumée. Je n’ai pas encore essayé. Il y a juste un mauvais moment à passer, il faut se déshabiller par 5 degrés et je ne suis pas encore prête.
Les prochaines constructions seront un four à pain et des toilettes sèches. On a passé un soirée boeuf dans le bar écolo du hameau d’à coté : le violon vert . C’est un couple d’anglais eux mêmes musiciens qui ont monté ce lieu, ils font aussi chambre d’hôtes. Je suis sortie en disant qu’à Paris, je ne connais pas de lieu comme celui-là, où n’importe qui, qui joue de la musique peut venir jouer avec des gens qu’elle ne connait pas.
Retour à Redon
Comme vous l’avez compris, j’adore écrire des titres, je suis donc revenue à Redon juste pour pouvoir intituler cet article “Retour à Redon”. Enfin, c’était sur mon chemin. Et j’y ai passé deux jours comme à l’aller.
Je récapitule pour ceux (celles) qui ont du mal à suivre : je suis arrivée à Botcol le 7 aout. Je suis restée jusqu’au 19, Nous étions 8 à mon arrivée. Anais, la violoniste est partie la première. On la voit dans la photo qui joue. Il doit y avoir Taba l’une des deux chiennes de la ferme qui aime beaucoup la musique sur le canapé en face.
Isabela vend sur les marchés locaux des plantes aromatiques. Elle a commencé avec juste 10 variétés et maintenant elle en produit beaucoup plus. Un exemple des variétés de menthe :
De gauche à droite : Sophie voisine qui passe à ce moment-là, Claudia la portugaise, Jade l’anglaise, lTaba chienne francaise de race indéterminée, en partance pour la forêt chercher du bois pour l’hiver.
Donc le 19 aout, je suis repartie en vélo pour Qimperlé (30 km pas plat) où je devais prendre un train pour Baden, lais je suis arrivée un peu tard, et le dernier train ne prenait pas les vélos. J’ai donc du dormir là et rejoindre Anne le lendemain à Hennebont, d’où nous avons entamé la remonté du Blavet jusqu’ a Bieuzy (42 km)
21 aout : Bieuzy -Arné (50 km)
22 aout : Arné – Malestroit (45 km)
23 aout : Malestroit – Redon (38 km)
Comme vous pouvez le voir, les journées sont plus longues, mais les mollets plus charnus aussi, donc pas de soucis.
24 aout : journée de repos à Redon
25 aout : Redon – Messac (40 km)
je suis chez Isabelle et Xavier ex amapiens de la butte partis de paris il y a un an. J’y suis jusqu’ au 1 er septembre et je reviens à Paris pour 2 semaines.
Raviolis à Botcol
Ca y est, je suis arrivée jeudi à 18 h à Botcol, ferme bio dans un hameau dans le Morbihan, entre Le faouet et Gourin, à 30 km au Nord de Lorient. La ferme est habitée par des femmes, italienne, allemande, de Suisse. Des woofeuses sont aussi là..
A peine arrivée, je participais à la fabrication des raviolis maison, nous étions coachés par Rafaela, italienne : ça a pris 2 heures mais le résultat valait l’attente :
La farce des raviolis, c’est du fromage de la ferme et des chénopodes, plante sauvage qu’on trouve partout :
Dans la pâte, de la farine bio et des oeufs des poules de la ferme, celles qu’on voit à côté de ma caravane (c’est là que je dors)
On coupe des tranches de pâte, et on les passe dans la machine à pate : on doit passer du 0 à 5, à chaque fois, c’est plus fin.
On étale une cuiller de farce sur une bande de pate, faut laisser la place pour le doigt.
parce qu’on mouille le doigt et la pate autour de la farce, pour coller l’autre bande de pate par dessus (la, j’ai pas de photo).
Faut pas laisser de bulles d’air, dixit Rafaela, sinon les raviolis explosent à la cuisson, on coupe les raviolis, on colle et on ecrase a la fourchette les bords, ça donne ça :
on les cuit avec beaucoup d’eau, et on les enleve à la passoire pour ne pas les abimer.
et voila, l’assiette enfin pleine, un peu de parmesan et je ne sais pas quoi vous dire tellement c’est bon.
On a aussi fait des raviolis sucrés avec de la confiture maison, et ça se cuit à la poele ;
ne me dites pas que je vais grossir, je viens de faire 600 km de velo, donc je peux manger.



















