Roule ma plume
Roule parce que je suis en vélo, plume parce que je vais écrire (pas sur le vélo), la poule est partie pondre un oeufArchive pour agriculture naturelle
Creuse toujours
Avec beaucoup de retard (j’ai commencé cet article le 31 août !) je poste un des derniers messages de ce blog puisque je suis de retour à Paris .
Après une rapide journée à Paris au retour de la Belgique, je suis repartie en train avec mon vélo, pour Guéret, ensuite 30 petit kilomètres vers le Sud Est et j’étais à St Avit le Pauvre où Sylvain et Martine ont une maison. St Avit le Pauvre est le seul village en France qui porte ce qualificatif.
Quand je passe chez des amis, je fais la même chose que dans les eco-lieux : des chantiers, là, c’était peinture des volets, pour que la maison ait un petit air guilleret et qu’ils arrivent à la vendre. Oui, ils veulent la vendre. Ils trouvent la Creuse trop pluvieuse et il y a une maison qui va se construire juste à côté.
Et me voila repartie sur les routes creusoises. J’y ai croisé des arbres avec des tortues sur le tronc.
Je suis arrivée à La Cellette (au Nord de Guéret), presque dans l’Indre. Je poursuis ma visite des lieux créés en permaculture. C’est le Blé en herbe, par référence à George Sand, qui venait du Berry voisin. Maria Sperring est arrivé de Grande Bretagne il y a dix neuf ans. Elle a eu le temps de planter des arbres, de semer des graines, et de laisser faire la nature. Elle accueille des groupes, quand j’y suis arrivée, un groupe d’allemands séjournaient pour terminer une formation de médecine naturelle et chamanisme; ils ont passé une journée à faire un feu et ont terminé à une heure tardive de la nuit en marchant sur les braises. Je ne les ai pas vus, j’étais trop fatiguée, il parait que c’est facile, il faut juste pas avoir peur..
le Blé en herbe est un très beau lieu, très inspirant. Je suis sure que George Sand l’aimerait si elle revenait dans ce monde, tiens ça me donne une idée, d’ailleurs, j’ai bien envie de revenir là plus tard pour écrire.
Preuve que ce lieu inspire, une artiste allemande (qui était au stage) a sculpté cette déesse mère et l’a installé dans un des jardins.
Ca ne se voit peut etre pas très bien, mais l’arbre est un pommier avec une couronne d’orties arrachées par mes soins tout autour de l’arbre. les pommes sont bientôt mûres et c’est beaucoup plus facile de récolter les pommes sur le sol que dans les orties; en plus la couronne d’orties nourrit la terre et les racines de l’arbre.
Je ne sais pas ce qu’est cette “installation”, toilettes sèches pour extra-terrestres, je suppose. Maria était très occupée, j’ai découvert le jardin (4 hectares) seule et j’ai oublié de lui demander ce que c’était. Mais il y les vraies toilettes sèches.
Là, je crois qu’il s’agit du tea garden, mon jardin préféré, so romantic : une mare avec des nénuphars, un petit théatre en pierre, un banc sous un saule.
Je repars encore une fois. Combien de fois suis-je repartie d’un lieu en me disant que je n’avais pas envie de repartir mais que je devais le faire et en projetant de revenir plus tard ? Je n’ai pas compté. J’ai pris la route pour Champsanglard, village à 25 km vers le Sud plus près de Guéret.
Je vais chez JP Beny, son lieu s’appelle Mars’s farm. Il pleut des cordes quand j’arrive. Je demande dans une maison quel est le nom du hameau et je cherche le hameau.C’est mon dernier lieu, peut-être celui de trop ? JP vit depuis son retour d’Asie où il a passé 20 ans, dans un mobil home ores du terrain qu’il a acheté. Il essaye de faire de l’agriculture naturelle et c’est difficile ; il n’est pas agriculteur et il a du tout apprendre en expérimentant en même temps. Il n’a pas pris le temps de s’installer. Tout pour sa ferme et rien pour lui. La caravane ou je dors fuit, et est dans un état , disons le, sordide. Je reste parce que c’est quelqu’un de passionné et de passionnant mais ça finit par mal se passer et je pars au bout de 3 jours. Il a un blog que j’aurais du consulter avant mais j’etais en Belgique et pas trop le temps.
Enfin, je lui souhaite tout de même bon courage… et il en a besoin. J’ai très peu de photos de ce lieu. Mon appareil s’est bloqué, j’ai pris des photos avec mon portable et je l’ai perdu le jour de mon départ, un peu perturbée.
Après, j’ai entamé une semaine de vélo pour arriver à Sambourg en Bourgogne pour le festival de permaculture. On était vers le 15 août et ce fût la semaine la plus chaude de l’année et moi j’avais 70 km à faire. Autant dire que j’ai assez souffert mais j’y suis arrivée. Quelques photos prises en chemin, plus j’avançais, plus le paysage était agro-indistriel; pourtant j’allais sur le terrain du premier festival de permaculture en France.









