Roule ma plume
Roule parce que je suis en vélo, plume parce que je vais écrire (pas sur le vélo), la poule est partie pondre un oeufArchive pour agriculture biologique
Retour à Botcol
Depuis le 10 février, je suis de retour à Botcol la ferme en Bretagne où je suis passée en août dernier. j’avais dit que, vu le temps qu’il faisait en août, je pouvais revenir en hiver. J’avais raison : c’est seulement aujourd’hui 20 février qu’il pleut pour la première fois.Ce qu’il y a de nouveau à Botcol, c’est cette maison en bois construite en 3 semaines par Karin et son père . J’y habite (elle est en vacances) et j’aime bien cette petite maison dans la prairie. 
Comme je ne chauffe que le soir (tard), il n’y fait pas très chaud. Visez le thermomètre. Heureusement, j’ai deux bouillottes.
Sophie, nouvelle habitante de Botcol est en train de le rendre plus “écologique” : elle a construit ce que j’ai appelé un four à bain : il s’agit d’une baignoire en fonte posée sur un foyer dans lequel on fait du feu, la baignoire chauffe comme une casserole sur un feu. Bien sûr, avec une baignoire en plastique, ce n’est pas possible..le foyer et le conduit de cheminée sont en pierres, ça ne manque pas ici, c’est maçonné avec un mélange terre/chaux et ensuite isolé avec un mélange terre/paille. A l’arrière, la fumée s’échappe par un conduit assez haut pour ne pas prendre un bain de fumée. Je n’ai pas encore essayé. Il y a juste un mauvais moment à passer, il faut se déshabiller par 5 degrés et je ne suis pas encore prête.
Les prochaines constructions seront un four à pain et des toilettes sèches. On a passé un soirée boeuf dans le bar écolo du hameau d’à coté : le violon vert . C’est un couple d’anglais eux mêmes musiciens qui ont monté ce lieu, ils font aussi chambre d’hôtes. Je suis sortie en disant qu’à Paris, je ne connais pas de lieu comme celui-là, où n’importe qui, qui joue de la musique peut venir jouer avec des gens qu’elle ne connait pas.
Le fromage du Maquis
J’étais du 10 au 19 décembre à la ferme du Maquis dans le Minervois.

Si vous allez sur leur site, et je vous invite à le faire (il est bien fait et décrit précisément le fonctionnement de la ferme), vous comprendrez qu’il ya a trois sortes de participants au projet : les permanents : ils sont dix, le dixième est le fils des initiateurs du projet, Paco est parti en Afrique avec un camion et une bande de copain. Il y a aussi des compagnons, c’est à dire des personnes qui restent là au minimum trois mois, il y en avait 2 quand j’y étais. Le troisième type, ce sont les participants aux chantiers, moi et cinq autres femmes, (c’est pas fait exprès, c’est par hasard), nous participions à un chantier prévu du 10 au 20 décembre mais certaines sont parties avant la fin, que ce soit prévu (pour moi) ou pas (pour une autre, la vie en collectif , c’est pas toujours facile). Précision : l’écrasante majorité des habitants fume et ils ont donc décidé que le lieu serait fumeur, j’ai donc beaucoup toussé, et je conseille aux non-fumeurs qui veulent passer au Maquis de venir en été. Ca fait déjà un certain temps qu’ils organisent des chantiers à des dates précises tous les mois plutôt que de recevoir des visites à n’importe quelle date. Un chantier, ça prend du temps, ils font une petite réunion de présentation à l’arrivée et une autre plus complète au milieu du chantier, une fois qu’on connait mieux le lieu et les gens. Les deux “compagnons” qui sont là, avaient fait le chantier de novembre et sont restés.

Le maquis, comme son nom l’indique, c’est beaucoup de bois : 250 hectares sur un total de 270. C’est une ferme d’élevage avec des bêtes qui paissent dans cette fôret, un fôret qui n’étais plus entretenue depuis longtemps, ils ont donc entrepris d’élaguer, ça leur donne du bois de chauffage , qu’ils consomment mais surtout qu’ils vendent. Ca donne à brouter aux bêtes, et la fôret est mieux entretenue. On a donc passé du temps à charger le bois coupé, du chêne vert, des érables, des chataigniers sur le tracteur, à “ranger” le bois coupé, déposer les branchages au pied des arbres pour les bêtes.
Les bêtes, justement, sont en hiver à la bergerie, et il faut les nourrir. Un autre chantier, tôt le matin. On enlève le fourrage de la veille que les chèvres n’ont pas mangé et on en mets du nouveau.Il y a 140 chèvres et 40 brebis, plus quelques vaches.

Marie, les vaches, les chèvres et le chat qui apprécie la chaleur de la bergerie. 
Le repos devant le feu, avant le repas, après une journée toujours bien remplie.

Ce n’est quà la fin de mon séjour que j’ai pu enfin en faire un fromage, enfin quelques étapes de la fabrication du fromage, le début : on verse avec un louche le lait caillé dans les moules.

Le petit lait s’écoule des moules et remplit un seau, il sera donné aux cochons (deux petits cochons noirs qui feront de très bons jambons)
19 décembre, je suis prête à redescendre dans la plaine.
Beaucoup de vent en rafale, ça sera dur, mais j’y suis arrivée.
A Castelviel dans le Segala
Je suis toujours en Aveyron à Saint Jean d’Alcas dans la maison de Florence Meyer.
C’est une maison dans un ancienne abbaye fortifiée :
L’entrée vu de face (de l’intérieur du fort)
C’est beau mais pas facile à chauffer des murs de 1.50 m.
Avant, j’étais déjà en Aveyron mais de l’autre côté , à l’ouest, dans le Ségala.
Le Ségala, c’est les terres pauvres où ne poussent que du seigle (contrairement aux Fromental ou pousse le froment.

Vous apercevez à droite mon vélo, c’est là que je dormais :
dans le secadou, en occittan, sechoir à chataignes, petite maison en pierre au milieu de la forêt.
J’étais accueillie dans la ferme de Marc et Corinne; ils ont beaucoup d’animaux : là ce sont les canards et les oies. Un des couples de canards a un bec bleu.
Là, c’est les lapins, une de mes tâche consistait à les nourrir le matin, de chataignes, pommes et pain sec.
La commune de Centrès est propriétaire du chateau de Taurines où sont organisées des soirées. Marc est depuis pu secrétaire de l’assoc. qui gère le chateau. Il y avait une soirée bridge avec au repas une soupe au fromage, c’est la spécialité locale : ça se fait dans des chaudons : une couche de pain sec, une couche de fromage, une couche de chou fourrager, et on recommence les couches, on mouille avec du bouillon et on met au four (du boulanger du village) ; après on touille avec une cuiller géante ; au final, ça n’a pas vraiment la consistance d’une soupe,ça tient au corps.
Mes hôtes, Marc et Corinne, dans la cheminée du chateau.

A la prochaine.
Je me connecte pas facilement ici. Je dois faire minimum 6 km à vélo, donc ça calme lmes ardeurs internautes.
N’hésitez pas à mes laisser des commentaires. Ca fait toujours plaisir, même (surtout) si vous dîtes des bêtises.
Pain de Suc (et autres)
Je ne suis plus à Suc (je suis à Florac) mais j’ai encore à en parler et j’ai enfin les photos. je n’ai pas parlé des habitants de la ferme : Valérie fait le pain à Suc, le pain est fait avec les céréales produites à la ferme, mais ils n’ont pas encore de moulin (l’achat est prévu).
Ici elle sort le pain du four.
La sortie de la cendre du four à pain.
Pour savoir si le four est assez chaud, on met une feuille de journal et elle doit noircir en moins de dix secondes, mais pas bruler. La récession du Monde ne brule pas. On peut enfourner.
Nicolas est venu de Lozère avec ses chèvres et son bouc s’installer à Suc. Annabelle fait le fromage pour la ferme et en vend un peu.
Là, c’est le ramassage des chataignes, la terre est basse et y en a pas beaucoup.
La carte postale : coucher de soleil sur Suc.
La ferme vend sur les foires bios et ici à la Castagnade de Chalencon
un village de caractère, c’est l’appellation contrôlée pour les jolis villages
On a vendu de la soupe chaude, de la confiture de chataigne et des crottes de Suc, recette spéciale de la ferme qui a gagné le deuxième prix du jury de la Castagnade.
Le tri des chataignes, tâche obligatoire après la récolte et avant la transformation. Au ras des chataignes.
La nuit, quand il pleut, et il n’a pas manqué de pleuvoir, les salamandres sortent et on peut les voir à la lampe de poche et même les photographier.
le 30 octobre, toutes les personnes disponibles sont parties à l’Usine. C’est une petite usine de transformation qui loue ses locaux à d’autres transformateurs . Ici, la machine qui grille les peaux des chataignes. A la fin, on récupère les chataignes nues, et les peaux grillées.
les chataignes nues sont mises sur les tapis et on est à 8 pour les trier :enlever les verreuses, garder les plus belles entières pour les bocuax et le reste part se faire pressser en purée;
On a commencé à 8h et on a fini à 14h30 avac juste une petite pause. C’était ma première journée à l’usine.
Dans un autre bac, on prépare la soupe chataigne potimarron qui sera faite en meme temps que les purées.
Voila. ce jour-là, il neigeait. heureusement, le lendemain, jour de mon départ, il pleuvait seulement; valérie m’a déposée au col de la Mure et j’ai descendu la jolie route sous la pluie avec ses pentes à 12 % jusqu’à l’Eyrieux et puis le Rhône où j’ai pris le premier train pour faire le tour des Cévennes : Valence, Avignon, Nimes et Alès;
La prochaine fois, je vous parlerai de la fête de la soupe à Florac;
Connaissez vous les combales ?
Non, eh bien moi non plus avant mon arrivée ici en Ardèche. La combale est une des nombreuses variétés de chataigne, une des meilleures parait il. C’est ce que nous avons récolté aujoud’hui et depuis deux jours. Avant, il pleuvait. Maintenant, il fait beau, mais un peu froid le soir. Ici, à Caracol de Suc, on fait du pain, qui est vendu dans des Amap (Valence, Privas)
j’ai appris à pétrir la pate, à façonner les pains, et évidemment, il est très bon.
On a aussi rentré du foin pour les chèvres ; 7 tonnes de foin ;
Une des maisons du hameau; c’est l’ancienne école du village de Suc; le four à pain existait déjà, seul le toit a été réparé.
une des maisons vue d’en dessous, le hameau est tout en longueur, à flanc de coteau, plein Sud.
la cuisson des chataignes sur le feu pendant la récolte cet apres midi.
une des 8 poules de la ferme devant l’entrée; elles pondent 4 oeufs par jour ce qui est pas mal.
et maintenant, mes préférées : les chèvres, enfin , le bouc et une chèvre ; il y a 8 chèvres, un bouc et quelques petits de la race provençale; ce matin, j’ai assisté à la traite, et j’ai même pu le faire sur deux chèvres, mais je n’ai pas encore le coup de main, donc j’ai laissé Nicolas terminer sinon ça aurait pris vraiment longtemps. Lui et Annabelle sont arrivés en avril à la ferme avec les animaux, ils étaient en Lozère avant.
A bientôt, l’aligot m’attends
Retour à Redon
Comme vous l’avez compris, j’adore écrire des titres, je suis donc revenue à Redon juste pour pouvoir intituler cet article “Retour à Redon”. Enfin, c’était sur mon chemin. Et j’y ai passé deux jours comme à l’aller.
Je récapitule pour ceux (celles) qui ont du mal à suivre : je suis arrivée à Botcol le 7 aout. Je suis restée jusqu’au 19, Nous étions 8 à mon arrivée. Anais, la violoniste est partie la première. On la voit dans la photo qui joue. Il doit y avoir Taba l’une des deux chiennes de la ferme qui aime beaucoup la musique sur le canapé en face.
Isabela vend sur les marchés locaux des plantes aromatiques. Elle a commencé avec juste 10 variétés et maintenant elle en produit beaucoup plus. Un exemple des variétés de menthe :
De gauche à droite : Sophie voisine qui passe à ce moment-là, Claudia la portugaise, Jade l’anglaise, lTaba chienne francaise de race indéterminée, en partance pour la forêt chercher du bois pour l’hiver.
Donc le 19 aout, je suis repartie en vélo pour Qimperlé (30 km pas plat) où je devais prendre un train pour Baden, lais je suis arrivée un peu tard, et le dernier train ne prenait pas les vélos. J’ai donc du dormir là et rejoindre Anne le lendemain à Hennebont, d’où nous avons entamé la remonté du Blavet jusqu’ a Bieuzy (42 km)
21 aout : Bieuzy -Arné (50 km)
22 aout : Arné – Malestroit (45 km)
23 aout : Malestroit – Redon (38 km)
Comme vous pouvez le voir, les journées sont plus longues, mais les mollets plus charnus aussi, donc pas de soucis.
24 aout : journée de repos à Redon
25 aout : Redon – Messac (40 km)
je suis chez Isabelle et Xavier ex amapiens de la butte partis de paris il y a un an. J’y suis jusqu’ au 1 er septembre et je reviens à Paris pour 2 semaines.
Raviolis à Botcol
Ca y est, je suis arrivée jeudi à 18 h à Botcol, ferme bio dans un hameau dans le Morbihan, entre Le faouet et Gourin, à 30 km au Nord de Lorient. La ferme est habitée par des femmes, italienne, allemande, de Suisse. Des woofeuses sont aussi là..
A peine arrivée, je participais à la fabrication des raviolis maison, nous étions coachés par Rafaela, italienne : ça a pris 2 heures mais le résultat valait l’attente :
La farce des raviolis, c’est du fromage de la ferme et des chénopodes, plante sauvage qu’on trouve partout :
Dans la pâte, de la farine bio et des oeufs des poules de la ferme, celles qu’on voit à côté de ma caravane (c’est là que je dors)
On coupe des tranches de pâte, et on les passe dans la machine à pate : on doit passer du 0 à 5, à chaque fois, c’est plus fin.
On étale une cuiller de farce sur une bande de pate, faut laisser la place pour le doigt.
parce qu’on mouille le doigt et la pate autour de la farce, pour coller l’autre bande de pate par dessus (la, j’ai pas de photo).
Faut pas laisser de bulles d’air, dixit Rafaela, sinon les raviolis explosent à la cuisson, on coupe les raviolis, on colle et on ecrase a la fourchette les bords, ça donne ça :
on les cuit avec beaucoup d’eau, et on les enleve à la passoire pour ne pas les abimer.
et voila, l’assiette enfin pleine, un peu de parmesan et je ne sais pas quoi vous dire tellement c’est bon.
On a aussi fait des raviolis sucrés avec de la confiture maison, et ça se cuit à la poele ;
ne me dites pas que je vais grossir, je viens de faire 600 km de velo, donc je peux manger.





































