Roule ma plume

Roule parce que je suis en vélo, plume parce que je vais écrire (pas sur le vélo), la poule est partie pondre un oeuf

Archive pour Lieux

Pour une fois que c’est plat,

j’ai pas pris le vélo. Je l’ai laissé à Paris direction Bruxelles puis Landen (à prononcer à la flamande, svp), puis Lens St Rémy (en Wallonie), où Fabienne Delcorps (photo) (et son association Cense-equi-voque) accueillait 23 stagiaires pour une formation de 72 heures au design en permaculture.

fabienne

J’avais rencontré chez Freda cet hiver, Steeve Read, le formateur et d’autres permaculteurs, j’ai eu envie d’approfondir le sujet en suivant cette formation. Contrairement à ce que pourrait laisser croire la photo suivante, Steeve ne nous apprenait pas à scier du bois – bien que cela semble assez utile en permaculture – mais il nous démontrait plutôt l’importance du petit doigt dans le bon usage de nombreux outils.

Steeve

Nous avions cours le matin et en fin d’après midi, le début étant consacré à des travaux pratiques sur le lieu. Ici, nous créons un bac surélevée : Des poutres de récupération l’entourent, on a enlevé le chiendent, ajouté du compost, arrosé, puis du mulch, et planté quelques légumes. Ensuite, on n’arrose pas avant 3 jours pour laisser le temps aux plantes de faire des racines. De toute façon, il finit par pleuvoir. Contre les limaces, un peu de sciure sur les poutres, elles n’aiment pas ça du tout, ça les empêche de glisser.

futur jardin partagéjuste la terrecompost et planteset la sciure

Nous avions ces magnifiques douches construites (presque) entièrement en matériaux de récupération : palettes, pneu, tuyaux d’arrosage, etc.. Malheureusement, le soleil n’était pas toujours au rendez-vous pour chauffer les tuyaux et la douche était plutôt tiède que chaude.

douches solaires

Un autre atelier récupération : construction d’une ruche en pneus en vue de la production de miel bio bibendum ;o : Il ne s’agit pas ici de récolter du miel mais de proposer un abri pour les abeilles en vue de pollinisation des nombreuses plantes du jardin. Pour éviter que les abeilles ne soient en contact direct avec les pneus, nous les avons rempli d’un enduit terre/paille. Ensuite, la ruche s’était considérablement alourdie et il a fallu la déposer avec délicatesse sur une brouette, puis la déménager dans son emplacement définitif à l’autre bout du terrain, avec 3 personnes qui la tenaient pour éviter que le convoi exceptionnel ne s’écroule sur les orties. Nous avons encore remis de la terre à l’extérieur plutôt pour des raisons esthétiques qu’écologiques, et signé notre chef d”oeuvre avant de poser pour la postérité.

ruche bibendumla pose

La nuit suivante, il y eut une bourrasque et la ruche, posée sur un gros bidon face au vent, s’est couchée dans les arbustes.

en attendant les abeilles

Le lendemain, elle fut posée plus bas sur des pneus et attend de pied ferme le printemps prochain l’essaim aventureux qui se risquera à installer ses alvéoles à l’abri de ses tubes.

la sieste

Aves ces ateliers, les cours théoriques la journée, les projections de films le soir, les repas copieux avec dessert, une petite sieste dans l’herbe était la bienvenue.

Ou en est on ?

Où est le Nord déjà ? Comment souffle le vent ? Et le poulailler, on le mets sous l’érable, non ? Ca pousse à l’ombre, les fruits rouges ? Et les chiens qui sortent jamais, on les mets à la cave avec les chats ? Exercice de design in si tu (faisais ça ?).

eolienne

Le dernier jour du stage, Olivier, l’ami de Fabienne, nous a fait une démonstration des éoliennes qu’il vend dans le champ en face de la ferme. Il en a testé plusieurs modèles avant de choisir ces éoliennes fabriquées en Afrique du Sud, de meilleure qualité que d’autres.

Dernier jour de fête aussi avec un groupe de musique et dans traditionnelles : Entrons dans le cercle circassien !

dans le cercle

Le lendemain (de fête), chaque groupe présentait son projet de design pour le lieu devant les autres stagiaires, les habitants du lieu et Steeve.

la melléelou designLes arbres sont coloriés en vert. Sur les chemins dessinés en orange, des canards « Indian runner » se ruent à la poursuite de limaces belges et brunes et on a planté des fruits rouges partout pour mettre un peu plus de beurre dans les épinards de Cens-equi-voque

glaglaçon

Un dernier verre avec des fleurs de bourrache dans les glaçons et nous nous sommes séparés pour rejoindre nos zones zéros (tiques?) respectives. Pour les deux parisiennes, un intermède bruxellois excellement guidé par Costas à la fois belge et grec. Efkaristo.

costas

Bois mouillé en vallée d’Aspe

Début juillet, je suis arrivée au bout de 3 jours de vélo depuis le Gers en vallée d’Aspe.

les portiques

Je suis là pour participer à un chantier collectif de construction d’une maison paille avec ossature bois. Le premier niveau qui réutilise les murs en pierre d’une grange est fini. Il s’agit de monter l’ossature ce qui demande d’être nombreux (8 personnes au moins). Bois mouillé parce qu’il a plu jusqu’au dernier jour, c’étaient de belles douches comme on peut en recevoir dans ce piémont pyrénéen dont j’ai pu apercevoir les sommets seulement le jour où je devais partir.

au début

Au début, il y avait déjà 2 portiques de montés, Ils sont assemblés au fur et à mesure qu’on les monte avec des gabarits vissés sur le plancher. J’ai appris en 4 jours le vocabulaire basique de la charpente que j’espère ne pas oublier tout de suite.

en haut

On plante des dizaines de clous sur le faite (suis pas sûre du nom) et on se mets à 8 pour le monter :

Deux personnes tirent sur la corde, une autre retient au cas ou ça bascule, d’autres poussent le portique, et les derniers le clouent au plancher et le fixent aux autres avec des contreventements.

oh hisse

Oh hisse, on aurait pu mettre une poulie, non ? Non, faut tirer.

pause pluie

Quand il pleut vraiment trop, on s’arrête.

champignons dans un fauteuil

C’est si humide que les champignons poussent sur les fauteuils.

poutres

On est contents quand les deux poutres s’ajustent pile. C’est toujours un peu un miracle renouvelé en auto-contruction.

solives

Après la pose des portiques, commence la pose des poteaux et poutres pour l’ étage de la maison.

pas plat

Problème : le plancher du premier étage n’est pas droit. Il faut faire quelque chose et là les avis divergent, ça discute, ça discute..

pause thé

Sur le tableau noir est écrit : « Trouver des bottes de paille ». Il y a eu un malentendu avec le paysan bio qui devait leur fournir la paille, ils ont une autre solution mais c’est pas bio et plus cher.

regarde

« Regarde, on voit le haut de la montagne maintenant. Ici, ce sera la chambre d’amis où tu dormiras. »

deja une maison

Ça commence à ressembler à une maison, non ?

entretoise

Il faut des vis spéciales pour traverser les entretoises et les fixer sur le poteau.

Voilà, ensuite j’ai pris 4 trains pour remonter à Paris, où le vélo s’est reposé 2 semaines pendant que je suivais le stage de permaculture en Belgique.

Aux portes neuves

Les Portes neuves, c’est le lieu cultivé en permaculture où je suis passée fin  juin.  C’est un couple anglais Jane et peter qui ont quitté leur Cornouaille pour s’installer là il y a 11 ans. C’est à 4 km au Sud de Mirande dans le Gers.  Ils jouent de la musique avec des gerçois aussi musiciens et Jane s’est même mise à la cornemuse gasconne.

répétition devant la grangeAvec Laura, je piétinne le torchis.

les pieds dans le torchiset le voilà sur le mur.

sur le mur

Au marché de Mirande, l’association tient un stand.

au marché de MirandeConstruction de toilettes sèches en photos.

Toilettes seches 1Toilettes seches 2Toilettes seches 3Toilettes seches 4Toilettes seches 5 (et fin)La mare, presque un jardin japonais avec ses gros poissons oranges.

la mare

J’en dirai plus la prochaine fois, mais au moins vous avez les photos.

Beau temps à Beauchamp

Beauchamp, c’est en Dordogne. J’y étais du 28 mai au 7 juin, il se trouve que je leur ai fait un blog, donc vous pouvez aller le voir (et leur faire des commentaires) à cette adresse.

Roissy TGVJ’ai commencé le voyage par un aller Roissy TGV Libourne. Pourquoi ? parce que la SNCF ne m’a proposé que ça. Aucun TGV au départ de Paris Montparnasse pour Bordeaux ne prend les vélos. La SNCF et les vélos, ça fait 3 (au moins).

les vignes de St EmilionArrivée a 17h, j’avais 30 km à travers les vignes de St Emilion avant Beauchamp.

la mère et le poulainPour commencer, les derniers habitants de Beauchamp : les chevaux de trait : à gauche la mère Sara Li et son fils Vertige. Il a un mois seulement mais il vaut mieux pas qu’il vous marche dessus, il fait dejà 1 m 50.

laine bien descendue ?Je vous préviens l’article va être un peu en vrac : je mets 4 mn a transferer les photos.. Beauchamp est en réseau avec deux autres lieux : le Campement où habitaient Saleha et Bertrand (les heureux propriétaires des chevaux mais pas de Beauchamp)

beauchA 020

et le Ménéplé, un éco-hameau a 25 km de là. Ils organisaient un chantier festif : rénovation et isolation en laine du toît d’un grange. En gros, les garçons sont sur le toît et les filles cardent la laine.

la chaine de tuilesFranchement, j’etais bien en bas à l’ombre à carder la laine en papotant et les regardant se passer les tuiles sous un soleil écrasant.

ça suinte dur

l'oisillon et la petite filleUn oisillon est tombé de son nid. Steph de Ménéplé, l’a sauvé avant qu’un des chiens du hameau ne le croque. Il le garde dans sa main tout en cherchant où peut bien être caché son nid. J’aime bien cette photo avec dans le coin, la petite fille désespérement à la recherche du nid, et devant elle, l’ombre du chien qui a failli le manger.

Vous allez me demander ce que j’ai fait a Beauchamp : du jardinage, du blog, du rangement.

ca pousse

J’ai repris la route depuis.

sur le départ

Dordogne, Entre deux mers, Landes et Gers. Coups de soleil et pluies diluviennes, là je suis à Eauze, avec des pélerins de Saint Jacques.


Retour à Botcol

Depuis le 10 février, je suis de retour à Botcol la ferme en Bretagne où je suis passée en août dernier. j’avais dit que, vu le temps qu’il faisait en août, je pouvais revenir en hiver. J’avais raison : c’est seulement aujourd’hui 20 février qu’il pleut pour la première fois.Ce qu’il y a de nouveau à Botcol, c’est cette maison en bois construite en 3 semaines par Karin et son père . J’y habite (elle est en vacances)  et j’aime bien cette petite maison dans la prairie. la petite maison dans la prairie

Comme je ne chauffe que le soir (tard), il n’y fait pas très chaud. Visez le thermomètre. Heureusement, j’ai deux bouillottes.

minuit, il fait 5 degrés, faut faire du feu, non ?

Sophie, nouvelle habitante de Botcol est en train de le rendre plus “écologique” : elle a construit ce que j’ai appelé un four à bain : il s’agit d’une baignoire en fonte posée sur un foyer dans lequel on fait du feu, la baignoire chauffe comme une casserole sur un feu.  Bien sûr, avec une baignoire en plastique, ce n’est pas possible..le foyer et le conduit de cheminée sont en pierres, ça ne manque pas ici, c’est maçonné avec un mélange terre/chaux et ensuite isolé avec un mélange terre/paille. A l’arrière, la fumée s’échappe par un conduit  assez haut pour ne pas prendre un bain de fumée. Je n’ai pas encore essayé. Il y a juste un mauvais moment à passer, il faut se déshabiller par 5 degrés et je ne suis pas encore prête.

le four à bain

le bain bientôt prêt

Les prochaines constructions seront un four à pain et des toilettes sèches. On a passé un soirée boeuf dans le bar écolo du hameau d’à coté : le violon vert . C’est un couple d’anglais eux mêmes musiciens qui ont monté ce lieu, ils font aussi chambre d’hôtes. Je suis sortie en disant qu’à Paris, je  ne connais pas de  lieu comme celui-là, où n’importe qui, qui joue de la musique peut venir jouer avec des gens qu’elle ne connait pas.

soirée au violon vert

Les bas des arbres

Je dis bien les bas et pas le bas, l’article au pluriel désigne bien le collant. Vous me direz quel rapport avec les arbres ? je vous répondrai qu’un truc donné par le coiffeur du village pour empêcher les chevreuils, daims et autres bêtes à poil de se frotter contre les troncs des jeunes arbres fruitiers est d’accrocher des cheveux dans un bout de bas à ce tronc. L’odeur humaine qui s’en échappe est censé les éloigner.

On a donc passé une heure, Freda et moi à confectionner des boules à cheveux.

le poele dans le dosEnsuite, on est sorties les accrocher aux troncs des jeunes myrtilliers.

ju-009Derrière, on distingue une des chattes de la maison qui nous regardait travailler.

anesse et anonLà, c’est une ânesse qui tourne autour de son anon et empêche quiconque de l’approcher, l’ânesse est donc une mère poule.

Un jour, on est sorties avec Anne Duchesne (l’ancienne propriétaire des lieux et maintenant voisine) planter un arbre. Pour planter un arbre, on commence par praliner ses racines dans de l’argile, puis on creuse un trou, on le remplit

est il droit ?

les chats trouvent toujours la meilleure place

sur la terre, on pose du carton, on pousse gentiment la chatte et ensuite on pose  de la paille.

nid à arbre

Gilbert et son mielVendredi dernier, nous avons rencontré Gilbert Veuille, inventeur d’une ruche ronde  (les ruches sont en général carrées) . Il avait conçu cette ruche en 1989 (je crois) et un belge lui a proposé de mettre une page sur Internet au sujet de cette ruche ronde. Il a ensuite reçu des courriers du monde entier pour lui demander la documentation sur cette ruche. Sa dernière invention est une ruche en bois qui s’inspire encore plus des ruches naturelles des abeilles (un trou dans un tronc d’arbre)  et surtout n’est pas destinée à produire du miel mais plutôt à préserver la biodiversité.

quatre cent hivers déjà Une virée expresse à la foret de Bercé que je n’avais pas pu voir avant. Une futaie avec des arbres de plus de 400 ans.

Je suis cette semaine à Cannes chez mes parents et je repars ce soir pour Paris puis la Bretagne, je retourne pour un mois à Botcol, la ferme où j’étais en aout.

Jupilles en Janvier

Un bonjour de Jupilles où je séjourne depuis 10 jours chez Freda,

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Ex-trésorière de l”Amap de la butte, Freda de retour de 18 mois en Argentine est nouvelle habitante avec sa famille(depuis 5 mois) de la Hurelerie, ferme cultivée en permaculture avec un verger, des châtaigniers tricentenaires, un taillis pour le bois de chauffage, des mares, une rivière et bientôt un jardin potager, la maison est alimentée en eau de pluie et l’eau est chauffée par du photovoltaïque, il y a des toilettes sèches mais on y va moins souvent qu’en été. J’entends parler de la permaculture depuis longtemps mais ça me paraissait assez ésotérique. j’ai eu la chance samedi 17 et dimanche 18 janvier de rencontrer des personnes qui pratiquent et enseignent la permaculture  depuis  une vingtaine d’années  en France et elles ne sont pas nombreuses.  Freda et Anne (à qui elle a acheté la ferme et qui habite le gite à coté de la maison) ont organisé cette rencontre pour que ces personnes se connaissent  – elles ne  se connaissaient pas toutes -  le but est de créer ainsi un réseau francophone et de définir des action, organiser des événements, des  formations. je crois que j’ai compris (un peu) ce qu’est la permaculture quand Sébastien, un jeune homme de la Sarthe qui a découvert la permaculture il y a 2 ans, montre le  “design” de sa ferme (le plan actuel, et le plan futur), il pose les deux plans sur la table et explique ce qu’il veut faire ; les personnes présentes se sont alors exprimées au sujet de son projet, en lui posant des questions sur ses besoins financiers (il veut fournir des paniers en Amap), la direction du vent, les pentes du terrain, les de courbe de niveau. C’est là que j’ai compris la force de la vison globale de la permaculture. Il ne s’agit pas de foncer la tête dans le guidon  et de produire le maximum (même en bio) mais bien d’étudier l’écosystème existant avant de tout bouleverser.

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A ce week end, était présent Richard Wallner, (l’homme au bonnet sur la photo suivante) jeune agriculteur qui s’est installé sur 9 hectares en Charentes et se bat depuis 5 ans pour obtenir un permis de construire pour la ferme du petit colibri, permis que le maire lui refuse, à cause de cela, Richard vit toujours sur son terrain en caravane ; il ne tient le coup que par la mobilisation des soutiens nombreux en sa faveur et je vous invite à le soutenir en passant le voir si vous êtes dans le coin ou par d’autres actions dont vous auriez l’idée. C’est quelqu’un de bien.

hurle-027Il a été aussi question de l’organisation du premier festival de la permaculture organisé en France. Il se tiendra en Bourgogne du 21 au 23 août .  j’y serai en tant que bénévole. Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez faire partie de ces bénévoles, tout est expliqué à la fin du programme du festival. Si vous pensez que vous pouvez y participer d’une manière ou d’une autre, n’hésitez pas à en informer les organisateurs, Steeve ou Oswaldo. Autres sites reliés  à consulter : l’association brin de paille dont fait partie Oswaldo , l’université Populaire de Permaculture animée par Steeve Read. L’autre Steeve (Page) avait été invité avec sa femme Yvonne à l’émission Terre à Terre,( écoutez la ici)

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Hier, nous sommes allées chercher des paniers pour la distribution du jardin collectif dans un  village voisin animé par Guy, maraicher en pré-retraite.  La distribution se tient dans l’entrée d’ une cave troglodyte qui sert de chambre froide aux légumes, c’est aussi une vrai cave avec des tonneaux plein de vin de ses vignes dont il offre un verre (du  rosé de sa fabrication, ma foi bien agréable) à la fin de la distribution

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Ce week end, Freda et moi sommes allées donner la main (comme on dit ici)  à Damien et Isabelle, deux fermiers qui élèvent des porcs

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et cultivent des légumes à Saint Michel en Chavaigne.

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On est allés les aider à préparer des paniers

ils proposaient lors d’un salon bio au Mans des assiettes de charcuterie et crudités  et il y avait pas mal de monde  comme dans tous les salons bio maintenant. hu-044Je sais, j’ai souvent un verre à la main. mais c’était après le coup de bourre où les assiettes de charcuteries partaient comme des petits pains.

Le fromage du Maquis

J’étais du 10  au 19 décembre à la ferme du Maquis dans le Minervois.

bienvenue au maquis

Si vous allez sur leur site, et je vous invite à le faire (il est bien fait et décrit précisément le fonctionnement de la ferme), vous comprendrez qu’il ya a trois sortes de participants au projet : les permanents : ils sont dix, le dixième est le fils des initiateurs du projet, Paco  est parti en Afrique avec un camion et une bande de copain. Il y a aussi des compagnons, c’est à dire des personnes qui restent là au minimum trois mois, il y en avait 2 quand j’y étais. Le troisième type, ce sont les participants aux chantiers, moi et cinq autres femmes, (c’est pas fait exprès, c’est par hasard),  nous participions à un chantier prévu du 10 au 20 décembre mais certaines sont  parties avant la fin, que ce soit prévu (pour moi) ou pas (pour une autre, la vie en collectif , c’est pas toujours facile). Précision : l’écrasante majorité des habitants fume et ils ont donc décidé que le lieu serait fumeur, j’ai donc beaucoup toussé, et  je conseille aux non-fumeurs qui veulent passer au Maquis de venir en été. Ca fait déjà un certain temps qu’ils organisent des chantiers à des dates précises tous les mois plutôt que de recevoir des visites à n’importe quelle date. Un chantier, ça prend du temps, ils font une petite réunion de présentation à l’arrivée et une autre plus complète au milieu du chantier, une fois qu’on connait mieux le lieu et les gens. Les deux “compagnons” qui sont là, avaient fait le chantier de novembre et sont restés.

couper du bois

Le maquis, comme son nom l’indique, c’est beaucoup de bois : 250 hectares sur un total de 270. C’est une ferme d’élevage avec des bêtes qui paissent dans cette fôret, un fôret qui n’étais plus entretenue depuis longtemps, ils ont donc entrepris d’élaguer, ça leur donne du bois de chauffage , qu’ils consomment mais surtout qu’ils vendent. Ca donne à brouter aux bêtes, et la fôret est mieux entretenue.  On a donc passé du temps à charger le bois coupé, du chêne vert, des érables, des chataigniers sur le tracteur, à “ranger” le bois  coupé, déposer les branchages au pied des arbres pour les bêtes.la chaine du bois

Les bêtes, justement, sont en hiver à la bergerie, et il faut les nourrir. Un autre chantier, tôt le matin. On enlève le fourrage  de la veille que les chèvres n’ont pas mangé et on en mets du nouveau.Il y a 140 chèvres et 40 brebis, plus quelques vaches.

je fourrages comme je peux

Marie, les vaches, les chèvres et le chat qui apprécie la chaleur de la bergerie. Marie très entourée

Le repos devant le feu, avant le repas, après une journée toujours bien remplie.

après l'effort

Ce n’est quà la fin de mon séjour que j’ai pu enfin en faire un  fromage, enfin quelques étapes de la fabrication du fromage, le début : on verse avec un louche le lait caillé dans les moules.

ici nait le fromage

Le petit lait s’écoule des moules et remplit un seau, il sera donné aux cochons (deux petits cochons noirs qui feront de très bons jambons)le petit lait s'égoutte

19 décembre, je suis prête à redescendre dans la plaine.

Beaucoup de vent en rafale, ça sera dur, mais j’y suis arrivée.Retour vers Paris

Pain de Suc (et autres)

Je ne suis plus à Suc (je suis à Florac) mais j’ai encore à en parler et j’ai enfin les photos. je n’ai pas parlé des habitants de la ferme : Valérie fait le pain à Suc, le pain est fait avec les céréales produites à la ferme, mais ils n’ont pas encore de moulin (l’achat est prévu).
photossss-047Ici elle sort le pain du four.photo-0171

photossss-191La sortie de la cendre du four à pain.

photossss-194Pour savoir si le four est assez chaud, on met une feuille de journal et elle doit noircir en moins de dix secondes, mais pas bruler. La récession du Monde ne brule pas. On peut enfourner.

Nicolas est venu de Lozère avec ses chèvres et son bouc s’installer à Suc. Annabelle fait le fromage pour la ferme et en vend un peu.

photossss-055Là, c’est le ramassage des chataignes, la terre est basse et y en a pas beaucoup.

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La carte postale : coucher de soleil sur Suc.

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La ferme vend sur les foires bios et ici à la Castagnade de Chalencon

un village de caractère, c’est l’appellation contrôlée pour les jolis villages

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On a vendu de la soupe chaude, de la confiture de chataigne et des crottes de Suc, recette spéciale de la ferme qui a gagné le deuxième prix du jury de la Castagnade.

photossss-175Le tri des chataignes, tâche obligatoire après la récolte et avant la transformation. Au ras des chataignes.

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photossss-220La nuit, quand il pleut, et il n’a pas manqué de pleuvoir, les salamandres sortent et on peut les voir à la lampe de poche et même les photographier.

le 30 octobre, toutes les personnes disponibles sont parties à l’Usine. C’est une petite usine de transformation qui loue ses locaux à d’autres transformateurs . Ici, la machine qui grille les peaux des chataignes. A la fin, on récupère les chataignes nues, et les peaux grillées.

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les chataignes nues sont mises sur les tapis et on est à 8 pour les trier :enlever les verreuses, garder les plus belles  entières pour les bocuax et le reste  part  se faire pressser en purée;

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On a commencé à 8h et on a fini  à 14h30 avac juste une petite pause. C’était ma première journée à l’usine.photossss-251

Dans un autre bac, on prépare la soupe chataigne potimarron qui sera faite en meme temps que les purées.

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Voila. ce jour-là, il neigeait. heureusement, le lendemain, jour de mon départ, il pleuvait seulement; valérie m’a déposée au col de la Mure et j’ai descendu la jolie route sous la pluie avec ses pentes à 12 % jusqu’à l’Eyrieux et puis le Rhône où j’ai pris le premier train pour faire le tour des Cévennes : Valence, Avignon, Nimes et Alès;

La prochaine fois, je vous parlerai de la fête de la soupe à Florac;


Connaissez vous les combales ?

Non, eh bien moi non plus avant mon arrivée ici en Ardèche. La combale est une des nombreuses variétés de chataigne, une des meilleures parait il. C’est ce que nous avons récolté aujoud’hui et depuis deux jours. Avant, il pleuvait. Maintenant, il fait beau, mais un peu froid le soir. Ici, à Caracol de Suc, on fait du pain, qui est vendu dans des Amap (Valence, Privas)

j’ai appris à pétrir la pate, à façonner les pains, et évidemment, il est très bon.

On a aussi rentré du foin pour les chèvres ; 7 tonnes de foin ;

Une des maisons du hameau; c’est l’ancienne école du village de Suc; le four à pain existait déjà, seul le toit a été réparé.

une des maisons vue d’en dessous, le hameau est tout en longueur, à flanc de coteau, plein Sud.

la cuisson des chataignes sur le feu pendant la récolte cet apres midi.

une des 8 poules de la ferme devant l’entrée; elles pondent 4 oeufs par jour ce qui est pas mal.

et maintenant, mes préférées : les chèvres, enfin , le bouc et une chèvre ; il y a 8 chèvres, un bouc et quelques petits de la race provençale; ce matin, j’ai assisté à la traite, et j’ai même pu le faire sur deux chèvres, mais je n’ai pas encore le coup de main, donc j’ai laissé Nicolas terminer sinon ça aurait pris vraiment longtemps. Lui et Annabelle sont arrivés en avril à la ferme avec les animaux, ils étaient en Lozère avant.

A bientôt, l’aligot m’attends

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