Début juillet, je suis arrivée au bout de 3 jours de vélo depuis le Gers en vallée d’Aspe.
Je suis là pour participer à un chantier collectif de construction d’une maison paille avec ossature bois. Le premier niveau qui réutilise les murs en pierre d’une grange est fini. Il s’agit de monter l’ossature ce qui demande d’être nombreux (8 personnes au moins). Bois mouillé parce qu’il a plu jusqu’au dernier jour, c’étaient de belles douches comme on peut en recevoir dans ce piémont pyrénéen dont j’ai pu apercevoir les sommets seulement le jour où je devais partir.
Au début, il y avait déjà 2 portiques de montés, Ils sont assemblés au fur et à mesure qu’on les monte avec des gabarits vissés sur le plancher. J’ai appris en 4 jours le vocabulaire basique de la charpente que j’espère ne pas oublier tout de suite.
On plante des dizaines de clous sur le faite (suis pas sûre du nom) et on se mets à 8 pour le monter :
Deux personnes tirent sur la corde, une autre retient au cas ou ça bascule, d’autres poussent le portique, et les derniers le clouent au plancher et le fixent aux autres avec des contreventements.
Oh hisse, on aurait pu mettre une poulie, non ? Non, faut tirer.
Quand il pleut vraiment trop, on s’arrête.
C’est si humide que les champignons poussent sur les fauteuils.
On est contents quand les deux poutres s’ajustent pile. C’est toujours un peu un miracle renouvelé en auto-contruction.
Après la pose des portiques, commence la pose des poteaux et poutres pour l’ étage de la maison.
Problème : le plancher du premier étage n’est pas droit. Il faut faire quelque chose et là les avis divergent, ça discute, ça discute..
Sur le tableau noir est écrit : « Trouver des bottes de paille ». Il y a eu un malentendu avec le paysan bio qui devait leur fournir la paille, ils ont une autre solution mais c’est pas bio et plus cher.
« Regarde, on voit le haut de la montagne maintenant. Ici, ce sera la chambre d’amis où tu dormiras. »
Ça commence à ressembler à une maison, non ?
Il faut des vis spéciales pour traverser les entretoises et les fixer sur le poteau.
Voilà, ensuite j’ai pris 4 trains pour remonter à Paris, où le vélo s’est reposé 2 semaines pendant que je suivais le stage de permaculture en Belgique.













Avec tout ce que tu apprends là,j’espère que tu reviendras nous voir en Grèce!Nous partons Mardi,bon mois d’Août
Filia
Evi