Roule ma plume
Roule parce que je suis en vélo, plume parce que je vais écrire (pas sur le vélo), la poule est partie pondre un oeufAux portes neuves
Les Portes neuves, c’est le lieu cultivé en permaculture où je suis passée fin juin. C’est un couple anglais Jane et peter qui ont quitté leur Cornouaille pour s’installer là il y a 11 ans. C’est à 4 km au Sud de Mirande dans le Gers. Ils jouent de la musique avec des gerçois aussi musiciens et Jane s’est même mise à la cornemuse gasconne.
Avec Laura, je piétinne le torchis.
Au marché de Mirande, l’association tient un stand.
Construction de toilettes sèches en photos.




La mare, presque un jardin japonais avec ses gros poissons oranges.
J’en dirai plus la prochaine fois, mais au moins vous avez les photos.
Des landes aux bastides
Des Landes où j’ai passé 4 jours de “repos” à Lucmau après 3 jours de vélo. j’ai aussi vu passer des dizaines de camions chargés de troncs d’arbres. Ils vident 5 mois après la tempête de janvier , les millions d’arbres tombés. j’ai lu dans Sud ouest que ces arbres sont apportés sur la côte basque et exportés en Finlande et en Allemagne. Ils servent souvent pour les papeteries parce que le bois n’est pas en assez bon état pour les scieries.
Les arbres aussi ont des codes barres ici.
Voilà le genre de forêt que j’ai traversé pendant des kilomètres, seul avantage des Landes : c’est plat.
A Eauze, je dormais dans un gite pour pélerins de St Jacques. J’ai pas eu des discussions très spirituelles avec eux; ils passaient plutôt leur temps à se plaindre (du soleil, de la pluite, de la propreté douteuse de ceertains gites, etc..) mais je peux pas généraliser, j’en ai rencontré que 10.
Une église sur la route : Notre dame des Cyclistes, il fallait que je m’y arrête, mais elle était fermée le lundi et il pleuvait des cordes.
Je suis dans le Gers, sur une route très jolie et tranquille mais très pentue, un peu la route des crêtes, on voit les Pyrénnées de loin.
Voilà, je suis maintenant aux Portes Neuves, près de Mirande. Comme d’habitude, je ferai un article àprès mon séjour donc pas avant début juillet.
Beau temps à Beauchamp
Beauchamp, c’est en Dordogne. J’y étais du 28 mai au 7 juin, il se trouve que je leur ai fait un blog, donc vous pouvez aller le voir (et leur faire des commentaires) à cette adresse.
J’ai commencé le voyage par un aller Roissy TGV Libourne. Pourquoi ? parce que la SNCF ne m’a proposé que ça. Aucun TGV au départ de Paris Montparnasse pour Bordeaux ne prend les vélos. La SNCF et les vélos, ça fait 3 (au moins).
Arrivée a 17h, j’avais 30 km à travers les vignes de St Emilion avant Beauchamp.
Pour commencer, les derniers habitants de Beauchamp : les chevaux de trait : à gauche la mère Sara Li et son fils Vertige. Il a un mois seulement mais il vaut mieux pas qu’il vous marche dessus, il fait dejà 1 m 50.
Je vous préviens l’article va être un peu en vrac : je mets 4 mn a transferer les photos.. Beauchamp est en réseau avec deux autres lieux : le Campement où habitaient Saleha et Bertrand (les heureux propriétaires des chevaux mais pas de Beauchamp)
et le Ménéplé, un éco-hameau a 25 km de là. Ils organisaient un chantier festif : rénovation et isolation en laine du toît d’un grange. En gros, les garçons sont sur le toît et les filles cardent la laine.
Franchement, j’etais bien en bas à l’ombre à carder la laine en papotant et les regardant se passer les tuiles sous un soleil écrasant.
Un oisillon est tombé de son nid. Steph de Ménéplé, l’a sauvé avant qu’un des chiens du hameau ne le croque. Il le garde dans sa main tout en cherchant où peut bien être caché son nid. J’aime bien cette photo avec dans le coin, la petite fille désespérement à la recherche du nid, et devant elle, l’ombre du chien qui a failli le manger.
Vous allez me demander ce que j’ai fait a Beauchamp : du jardinage, du blog, du rangement.
J’ai repris la route depuis.
Dordogne, Entre deux mers, Landes et Gers. Coups de soleil et pluies diluviennes, là je suis à Eauze, avec des pélerins de Saint Jacques.
A Torri superiore
Partie de Feltre le matin du 16 avril, j’ai passé la journée dans trois trains à traverser l’Italie du Nord pour arriver le soir à Vintimille,
et Milan. Ensuite un petit bus m’a conduit à 8 km au Nord dans le village de Torri, où le village du haut (Torri superiore) est devenu depuis vingt ans un éco village.
Ils reçoivent des hôtes, parfois des groupes comme ce fût le cas quand j’y étais : une quinzaine de lycéens de Pompéi venaient faire de l’éco-tourisme.
Ca commença par une visite guidée par Massimo du village, ils ont randonné le long de la rivière, étudué sur le tourisme responsable, l’impact écologique, le développement soutenable et des ateliers pratiques (pain, terre, fromage, cosmétique écologique)
Dans le jardin, les artichauds poussent entourées de bourrache.
Un des habitants du village, Simon, s’est installé dans une petite maison à flanc de coteau, à 10 minutes à pied en remontant la rivière. En dessous de la maison et jusqu-à la rivière, des terrasses avec des oliviers. L’éco-village remets en état les terrasses et cultive les oliviers dont la culture était souvent abandonnée. En dessous, un torrent alimente un petit canal d’irrigation qui suit une courbe de niveau pour amener de l’eau sur des terrasses plantées avec des agrumes. La photo montre un pont pour ce canal qui traverse une petit vallée.
A Torri, toute la rénovation est faite par les habitants, ici Kasimir soude des montants d’un escalier pour permettre l’accès à un toit.
Pas de rues dans ce village, seulement des ruelles couvertes, les vélos y sont posés, le seul risque, c’est qu’ils tombent dans la pente.
Le village date du XIV ème siècle, les archess sont partout, des arc-boutants aussi comme dans les églises.
Si vous passez par Nice ou la côte d’Azur, passez-y, c’est tout près, c’est un beau village habité par des italiens et des allemands sympas et chaleureux.
Pâques à Feltre
Oui, à Pâques, j'étais à Feltre au Nord de Venise.Cité de 20 000 habitants, avec des musées, un théatre du 18 ème, de belles maisons peintes, et des bars..
J’y retrouvai Sophie et Rafaela originaire de Feltre et maintenant vivant à Botcol (c’est elle qui y fait les raviolis)
Comme souvent en Italie, les anges virevoltent et batifolent, celui-ci en bois.
Merci aux cousins de Rafaela, Danilo et Daniele,qui m’ont servis de guide et traducteur,
Daniele est cuisinier au restaurant coopératif Crash Osteria, ici des seiches à la nera, plat que je serais bien incapable de refaire.
Feltre est au pied du massif des Dolomites. Il y neige encore (dans les Dolomites, plus à Feltre).
Feltre, dont le maire est de la Ligue du Nord (alliée à Berlu) a tout de même mis en place une collecte des déchets humides (épluchures, etc..), collecte rarissime en France (si je me trompe, dites le moi !)
Yassas à Ormos Korthi
Yassas, ça veut dire salut en grec. Eh bien, je m’en vais demain.
Encore une vue de la baie, avant de repartir.
La plupart des habitants ici ont remplacé leurs mulets par des 4X4 ou des pick-ups, mais il en reste quelques uns.
Un des nombreux pigeonniers à Andros, je ne sais pas à qui ça servait ici, mais dans l’Aveyron, on utilisait les fientes des pigeons comme engrais.
Après Pigrima beach (pour ceux qui connaissent) , une maison avec une éolienne horizontale, mais il n’y avait personne, je n’en sais pas plus..
En me promenant sur un sentier côtier, j’ai rencontré deux femmes qui ramassaient des plantes sauvages, elles me les montrent, l’une d’elle est de la famille des pissenlits en plus amer, j’en ai mangé en légumes à Athènes. je suis assez contente de voir qu’on ramasse encore des plantes sauvages ici.
Il faisait très beau, on va à la plage.. et on ne rentre que les pieds.. elle est encore trop froide..
Quelqu’un sait il comment s’appelle cet arbre ? Les fruits ressemblent à des dattes en plus petit.
Prochain article d’Italie, si j’ai le temps..
Sous le vent des oliviers
Partie de Paris le 15 mars au soir
, je suis arrivée à destination le 20
L5 mars au soir : train de nuit pour Venise : la gare de Venise
Comme le bateau que je devais prendre avait été annullé, je passe une journée et demi à Venise


LLes pattes d’éléphant sont de retour
Le 17 mars : 19 h : Le lefka Ori part pour Patras.
19 mars 6h du matin : arrivée a Patras, bus pour Athènes. L’acropole :
ddddc20 mars 6h du matin : bus pour le port de Rafina
8h : le bateau part pour Andros.
Andros : 10h ; le bus de Gavrio à Ormos Korthiou
14h : apres avoir déjeuné au village, je prends un taxi et monte à la maison : la vue de la terrasse. Vue méritée, non ?
la webcam depuis le balcon de la mairie d’Ormos Korthiou
En route vers Andros
Les derniers jours à Botcol ont été un peu pluvieux, grêleux même. J’ai participé au déménagement de deux anes depuis Botcol à leur nouvelle demeure à 45 kilomètres. Je n’ai fait que la première journée mais elle était assez longue.
dans les hameaux en chemin, de très beaux fours à pains.
De retour à Paris, les enseignant, chercheurs et étudiants manifestent.
Je quitte Paris ce soir pour Venise, puis la Grèce par le bateau,puis un car, puis un bus, un autre bateau et enfin un car et je serai arrivée vendredi. Prochain article depuis Andros donc.
Retour à Botcol
Depuis le 10 février, je suis de retour à Botcol la ferme en Bretagne où je suis passée en août dernier. j’avais dit que, vu le temps qu’il faisait en août, je pouvais revenir en hiver. J’avais raison : c’est seulement aujourd’hui 20 février qu’il pleut pour la première fois.Ce qu’il y a de nouveau à Botcol, c’est cette maison en bois construite en 3 semaines par Karin et son père . J’y habite (elle est en vacances) et j’aime bien cette petite maison dans la prairie. 
Comme je ne chauffe que le soir (tard), il n’y fait pas très chaud. Visez le thermomètre. Heureusement, j’ai deux bouillottes.
Sophie, nouvelle habitante de Botcol est en train de le rendre plus “écologique” : elle a construit ce que j’ai appelé un four à bain : il s’agit d’une baignoire en fonte posée sur un foyer dans lequel on fait du feu, la baignoire chauffe comme une casserole sur un feu. Bien sûr, avec une baignoire en plastique, ce n’est pas possible..le foyer et le conduit de cheminée sont en pierres, ça ne manque pas ici, c’est maçonné avec un mélange terre/chaux et ensuite isolé avec un mélange terre/paille. A l’arrière, la fumée s’échappe par un conduit assez haut pour ne pas prendre un bain de fumée. Je n’ai pas encore essayé. Il y a juste un mauvais moment à passer, il faut se déshabiller par 5 degrés et je ne suis pas encore prête.
Les prochaines constructions seront un four à pain et des toilettes sèches. On a passé un soirée boeuf dans le bar écolo du hameau d’à coté : le violon vert . C’est un couple d’anglais eux mêmes musiciens qui ont monté ce lieu, ils font aussi chambre d’hôtes. Je suis sortie en disant qu’à Paris, je ne connais pas de lieu comme celui-là, où n’importe qui, qui joue de la musique peut venir jouer avec des gens qu’elle ne connait pas.
Les bas des arbres
Je dis bien les bas et pas le bas, l’article au pluriel désigne bien le collant. Vous me direz quel rapport avec les arbres ? je vous répondrai qu’un truc donné par le coiffeur du village pour empêcher les chevreuils, daims et autres bêtes à poil de se frotter contre les troncs des jeunes arbres fruitiers est d’accrocher des cheveux dans un bout de bas à ce tronc. L’odeur humaine qui s’en échappe est censé les éloigner.
On a donc passé une heure, Freda et moi à confectionner des boules à cheveux.
Ensuite, on est sorties les accrocher aux troncs des jeunes myrtilliers.
Derrière, on distingue une des chattes de la maison qui nous regardait travailler.
Là, c’est une ânesse qui tourne autour de son anon et empêche quiconque de l’approcher, l’ânesse est donc une mère poule.
Un jour, on est sorties avec Anne Duchesne (l’ancienne propriétaire des lieux et maintenant voisine) planter un arbre. Pour planter un arbre, on commence par praliner ses racines dans de l’argile, puis on creuse un trou, on le remplit


sur la terre, on pose du carton, on pousse gentiment la chatte et ensuite on pose de la paille.

Vendredi dernier, nous avons rencontré Gilbert Veuille, inventeur d’une ruche ronde (les ruches sont en général carrées) . Il avait conçu cette ruche en 1989 (je crois) et un belge lui a proposé de mettre une page sur Internet au sujet de cette ruche ronde. Il a ensuite reçu des courriers du monde entier pour lui demander la documentation sur cette ruche. Sa dernière invention est une ruche en bois qui s’inspire encore plus des ruches naturelles des abeilles (un trou dans un tronc d’arbre) et surtout n’est pas destinée à produire du miel mais plutôt à préserver la biodiversité.
Une virée expresse à la foret de Bercé que je n’avais pas pu voir avant. Une futaie avec des arbres de plus de 400 ans.
Je suis cette semaine à Cannes chez mes parents et je repars ce soir pour Paris puis la Bretagne, je retourne pour un mois à Botcol, la ferme où j’étais en aout.






























